Hardin force Dan à s’endetter au jeu et l’humilie publiquement. Ecrire une critique Match des critiques les meilleurs avis Le Traître du Texas. Voilà donc un exemple parmi tant d’autres de la richesse du scénario, que j’avoue n’avoir pas décelée à la première vision, de sa capacité à nous retourner comme des crêpes. On aurait par exemple aimé que soit développé la relation entre Ryan et Julia, et surtout que son ascension sociale soit mieux expliqué et illustré le passage avec le général mexicain nous arrive comme un cheveu sur la soupe. Il fait d’ailleurs énormément penser dans son déroulement dramatique à de nombreux films de gangsters des années 30 narrant les parcours chaotiques des plus grands bandits de l’époque interprétés avec conviction par des James Cagney, Paul Muni ou Edward G. Avec une brillante distribution de stars des années

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Navigation Accueil Portails thématiques Article au hasard Contact. La belle et le hors-la-loi En revoyant près de 30 ans après ce western, je mesure ô combien Budd Boetticher a apporté au genre qui me passionne depuis toujours, car avec le budget souvent très modeste qu’on lui allouait ici Universal , il vous plantait un décor et brossait le portrait des personnages principaux en 10 minutes, et ceci sans paraitre gauche ou mal foutu. Activité sur ce film. Il engage des hommes, gate la faille, veut monter un empire, s’éprend de la femme ‘un homme d’affaire véreux qui lui déclare la guerre, le frère loyal devenant shérif. Les Quatre fils de Katie Elder. Créer un post Tous les posts.

Il se rabat alors sur les laissés-pour-compte de la guerre, les déserteurs et soldats des deux camps à qui il propose de former un gang de voleurs de bétail. Horizons West vient les rejoindre et, s’il s’avère plus classique dans sa mise en scène et dans son traitement de l’intrigue, il n’en demeure pas moins beaucoup plus réjouissant, teas plus nerveux et « ludique ».

Il fait d’ailleurs énormément penser dans son déroulement dramatique à de nombreux films de gangsters des années 30 narrant les parcours chaotiques des plus grands bandits de l’époque interprétés avec conviction par des James Cagney, Paul Muni ou Edward G. Ascension et chute, grandeur et décadence de criminels dont Boetticher reprendra le tdxas pour l’un de ses derniers films, La Chute d’un caïd The Rise and Fall of Legs Diamond en et dont Horizons West pourrait être une sorte de brouillon.

Le film débute par une séquence assez bucolique se déroulant au milieu de paysages de collines verdoyantes somptueusement mises en valeur par le cinéaste et son chef opérateur, le fameux Charles P. Boyle que l’on croise très régulièrement en ce moment, le yexas entre autres de George Sherman sur le très beau Tomahawk. Les personnages interprétés par Robert Traotre, Rock Hudson et James Arness sont sur le chemin du retour après avoir combattu dans les rangs des Confédérés.

LE TRAITRE DU TEXAS (« HORIZONS WEST »)

Neil Rock Hudsond’un naturel débonnaire, est ravi de rentrer au pays ; éternel optimiste, il a déjà oublié les conflits pour pouvoir faire table rase du passé et se tourner vers l’avenir qu’il conçoit tranquille et laborieux au sein du ranch familial.

En revanche Dan Robert Ryan est moins frivole, son regard est plus sombre et il a du mal à digérer la défaite Sudiste: S’ensuit l’arrivée à Austin où les trois hommes sont étonnés de trouver une ville autrefois bruyante et animée, métamorphosée en cité « bon chic bon genre », propre, calme et opulente.

Les plans de l’arrivée dans cette ville devenue prospère traitfe eux aussi vraiment très réussis notamment par texax cadrage et la beauté des décors et des costumes des citadins. C’est d’ailleurs à ce moment-là que nous faisons la connaissance de Lorna Hardin, la sublimement belle Julia Adams vous savez, l’actrice qui tombe dans les bras de James Stewart à la fin des Affameurs.

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Non seulement charmante mais également bonne comédienne et qui trouve ici teaxs rôle à sa mesure, celle de teexas d’un rancher riche mais cruel, dédaigneux et imbu de sa personne, un personnage génialement tenu par Raymond Burr dont les scènes qui l’opposent à Robert Ryan valent leur pesant de cacahuètes, notamment la première autour d’une table de poker qui se termine par l’humiliation du « paysan » par le notable sous la forme d’une gifle magistrale qui lui sera retournée un peu plus tard avec la même violence ; non mais!

Et, même si elle sait que la fortune de Dan est au moins aussi grande que celle de feu son époux, on arrive très bien à ressentir que cette fois ttaitre est dans le même temps amoureuse.

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Et c’est ce qui fait la richesse de son personnage, ainsi que celle du couple: Dan a beau être devenu un salaud, Lorna a beau le savoir sans nécessairement l’approuver, leur amour est bel et bien réel et surtout convaincant pour le spectateur.

Quant à l’autre personnage féminin, la petite amie de Rock Hudson jouée par Judith Brauntraite est au contraire laissé sur le carreau par le scénariste ; à peine a-t-on le temps de croiser cette dernière à de brèves reprises sans qu’elle n’apporte grand chose à l’intrigue.

Le Traître du Texas

Voici nos trois hommes de retour au ranch familial et ce sont des retrouvailles chaleureuses. S’ensuivent des scènes que l’on a peu l’habitude tgaitre trouver au sein du western: Des scènes de tendresse familiale qui ne sont pas sans rappeler celles typiques de chez John Ford par exemple. A l’occasion de l’anniversaire de mariage des parents, un peu plus tard dans le courant du film, on trouvera d’ailleurs une discussion très émouvante dans la cuisine entre le père et le fils aîné, Dan étant d’une grande franchise crudité même avec son père à propos de ses rêves d’avenir: A Austin, les fortunes se font traire 48 heures.

Il va trouver un ami qui travaille dans une banque John Hubbard, parfait lui aussi, comme la plupart des seconds rôles pour lui demander de lui présenter les notables de la ville. Sa devise est ttaitre celle-ci: En colère, il se rend de nuit dans un camp situé proche des terres familiales, un camp où se trouvent réunis tous les « rebuts » de la guerre: Et c’est là l’occasion une fois encore d’exprimer une vision assez neuve dans un western, celle presque fantasmatique et fantomatique de ce campement nocturne vu en plongée à partir d’un large plan d’ensemble.

Nous n’y distinguons tout d’abord trwitre de multiples trouées lumineuses issues des divers feux de camps au milieu desquels semble grouiller une faune bigarrée et tumultueuse ; parmi celle-ci, un personnage haut en couleur, « Dandy Taylor », qui offre l’occasion à Dennis Weaver Duel de Steven Spielberg de tenir son premier rôle au cinéma, assez mémorable d’ailleurs de par son sourire carnassier et ses tenues hraitre.

Après que Dan a prouvé sa force et son courage par un combat à mains nues d’une grande nervosité Robert Ryan use d’ailleurs de ses poings à plusieurs reprises et avec une grande efficacité tout au long du film, et semble prendre un malin plaisir texsa découvrir son torse qu’il dévoilait déjà avidement dans Plus fort que la loi – Best of the Bad Men l’année précédente ; sur les deux affiches aussi d’ailleursil prend la tête de cette bande d’hommes qui n’ont plus rien à perdre, promettant à ces « épaves de la guerreé la fortune par le vol de bétails.

Budd Boetticher en profite alors brièvement pour nous offrir des plans identiques à ceux du Red River de Howard Hawks mais en Technicolor txeas le troupeau ayant traversé le Rio Grande, nous voilà dans la « Zona Libre », territoire-frontière dominé par un renégat mexicain qui s’est fait élire Général et qui achète le bétail et les l biens en fixant lui-même ses prix. En échange de quoi, les bandits peuvent venir se réfugier dans cette « République » sans loi.

Encore une nouveauté du scénario, et encore tesas amusante mais courte prestation de Rodolfo Acosta dans le costume de ce dictateur d’opérette. De retour au Texas, Dan va distribuer ses premiers gains à sa famille.

Son amour pour les siens préfigure les relations qui se tisseront entre les membres de la Mafia, notamment dans la trilogie du Parrain de Coppola. Et c’est encore un détail qui fait du personnage de Dan un homme parfois touchant. Mais tout se gâte par la suite. Cord Hardin, qui a fait le rapprochement entre Dan et les voleurs de bétail, fait torturer Neil fouetté à coups de ceinturonqui, comme les spectateurs le savent, n’est absolument pas au courant des magouilles de son frère.

Dan viendra à son secours, tuant Cord et certains texsa ses hommes.

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Mais, par l’intermédiaire du faux témoignage de la veuve du mort, Dan sera acquitté et innocenté. Il va pouvoir entreprendre de réaliser ses rêves de txeas en se faisant aider par des hommes de loi et des juristes véreux: Il perd tout sens moral tout en en étant parfaitement conscient, hanté par des démons qu’il n’arrive pas à faire taire: D’ailleurs, les auteurs nous délivrent aussi une séquence assez étonnante qui fait tanguer nos plus profondes convictions.

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Derniers Avis sur Le Traitre du Texas

Dan ayant été arrêté, les habitants d’Austin, excédés par ses exactions, décident de le lyncher. Jusqu’à présent, lorsque l’on trouvait une telle séquence dans un western, c’était pour fustiger la bêtise d’une foule en furie qui allait pendre un homme que nous savions innocent.

Mais à ce moment de l’intrigue, Dan a dépassé toutes les bornes et s’est transformé en un véritable salopard que nous avons appris à détester, spoliant et tuant sans vergogne les fermiers et les notables qui se mettaient en travers de son chemin, venant même d’assassiner l’un de ceux qui traitrd avaient mis le pied à l’étrier.

Mais voici que Rock Hudson débarque, après s’être fait élire shérif, décidant de sauver son frère du lynchage et, par la même occasion, de nous délivrer de la mauvaise conscience qui s’était emparée de nous rraitre avoir osé en appeler à la pendaison!

Finalement, rien ne vaut un bon procès! Manque de chance, Robert Ryan réussit à s’enfuir non sans avoir descendu froidement l’un des principaux protagonistes de l’histoire, qui plus est l’un des plus sympathiques. Et on en revient à ce paradoxe: Que l’on texad rassure, les auteurs ne nous laisseront pas sur ce dilemme et ne revendiqueront aucunement cette justice expéditive. Nous non plus en fin de compte, mais tout cela nous aura néanmoins déstabilisés quelques instants.

Voilà donc un exemple parmi tant d’autres de la richesse du scénario, que j’avoue n’avoir pas décelée à la première vision, lle sa capacité à nous retourner comme des crêpes. Ceux qui auraient voulu à juste titre sauter les sept paragraphes d’explication de texte peuvent reprendre la lecture ici même!

Parlant à plusieurs reprises de la richesse du scénario et des personnages, il fallait bien essayer d’être convaincant d’autant plus qu’il existe peu de littérature autour de ce film très souvent considéré comme mineur. Mineur certes et pas aussi génialement épuré que les films du même réalisateur qui suivront, mais néanmoins intéressant et passionnant de bout en bout. Historiquement, nous trouvons également quelques réflexions très intéressantes sur cette période historique où les profiteurs de tout poil ont pu s’en mettre plein les poches grâce à la reconstruction du pays et à l’absence des Texas Rangers, les milices ayant été démobilisées.

Si la fond vient d’être longuement abordée, la forme ne lui est pas inférieure. La mise en scène est déjà imparable, d’une efficacité à toute épreuve dans les séquences d’action les coups font très mal et remplie de plans superbement travaillés ; et lw lors, le cinéaste prend son temps à filmer dk paysages et les décors, ce qui est bien appréciable.

Habitué des durées courtes avec lesquelles il s’en sort toujours avec maestria, pour une fois justement, même si l’affaire est rondement menée et parfaitement exécutée, il aurait fallu un peu plus de temps à Boetticher pour approfondir les nombreuses pistes sur lesquelles il nous lance traiter pour étoffer encore plus les personnages dont les évolutions sont parfois assez brutalesdonner encore plus d’ampleur à son intrigue qui se termine par une fin émouvante qui nous fait prendre conscience que, paradoxalement, nous avons bel et bien apprécié ce personnage détestable grâce notamment au talent de Robert Ryan qui porte le film sur ses larges et solides épaules.

Une très jolie réussite que ce deuxième western assez sombre et heureusement sans aucun humour, ce qui aurait été totalement incongru d’un cinéaste qui n’a pas fini de nous étonner. Outre Robert Ryan, parfait dans un personnage assez complexe, Julie Adams superbement photographiée ne manque pas non plus de talent et tous les seconds rôles sont parfaitement campés, Raymond Burr en tête, infect à souhait.

Esthétiquement, c’est un régal pour les yeux, les décors et les costumes s’avérant opulents et chatoyants voir le superbe domaine et la magnifique propriété du personnage de Raymond Burrmagnifiés par un glorieux Technicolor. Les extérieurs sont également splendidement photographiés même si peu nombreux car le film, basé en quelque sorte sur le schéma des films de gangsters, se déroule avant tout dans les intérieurs de saloons, des salles de jeux, des tribunaux, des salons, des banques ou des bureaux.